Un drôle de zèbre

Le 6 mai 2017, Jupiter brille à gauche de la Lune. La combinaison de 9 images permet d’augmenter considérablement le contraste.

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Jupiter. Addition de 9 photos (800 ISO, pose totale de 9/60 s). Télescope T150/750 équipé d’un oculaire de 10 mm abaissée à 7 mm par une bague. Grandissement de 107X. Le 6 mai 2017.

Jupiter est la planète la plus grande du système solaire. Le globe est strié de bandes nuageuses dont l’origine est encore largement mystérieuse. Les bandes blanches correspondent à des nuages d’ammoniaque. Par convention, on appelle ces régions les « zones ». Les « bandes » sombres sont des nuages de plus basse altitude.

Jupiter est une géante gazeuse, elle ne présente pas de surface rocheuse.

Les veines lunaires

Le 6 mai 2017, le soleil se lève sur la mer des Humeurs. Ce grand bassin lunaire couvre 117 000 kilomètres carrés, environ la taille de l’Islande. Sur la côte nord de la mer, la plaine murée Gassendi s’illumine lentement. Le fond de Gassendi est encore dans l’ombre, mais le sommet de la montagne centrale est touché par l’aube. On aperçoit aussi très clairement les grandes formations veineuses qui tapissent le fond de la mer des Humeurs. Elles sont comme des vagues figées d’océans qui ne contiennent pas une goutte d’eau.

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La mer des Humeurs. T150/750, Grandissement de 107x, 1600 ISO, 1/80 s de pose. Le 6 mai 2017.

5 Lunes dans la brume

Quelques nappes de nuages traversent le ciel le soir du 7 mai, et renforcent l’impression d’immensité en diffusant la lumière de Séléné.

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La Lune dans les nuées nocturnes. On aperçoit Arcturus, l’étoile principale du Bouvier dans la trouée. Téléobjectif 18mm, F/D3.8, 2500 ISO, 1/30s. Le 7 mai 2017.

Quelques minutes plus tard, un halo apparaît autour de l’astre de la nuit, résultat de la diffusion et de la dispersion de la lumière par l’eau des nuages. Et Jupiter se montre, à 2 degrés du disque lunaire, à l’intérieur du cercle rougeâtre…

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La Lune et Jupiter dans les nuées. Jupiter est dans le halo, vers 17h par rapport au disque lunaire. Téléobjectif 70mm, 1000 ISO, F/D5, 1s de pose. Le 7 mai 2017. La mise au point est un peu approximative. Vraiment difficile de mettre au point à l’infini en manuel avec un téléobjectif…

Puis les nuages s’écartent, et je mets le télescope en action, pour capturer le rapprochement Lune-Jupiter.

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La Lune et Jupiter (sur le bord droit) à 2 degrés l’un de l’autre. Télescope T150/750, au foyer, 800 ISO, pose de 1/2000 s. Le 7 mai 2017.

En poussant un peu l’exposition, la Lune se voile dans la blancheur, mais les Lunes de Jupiter apparaissent… 5 Lunes sur le même cliché.

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La Lune, Jupiter et ses satellites. Le 7 mai 2017, télescope T150/750 au foyer, 800 ISO et 1/15s de pose.

Tempête rouge

Jupiter se lève à l’Est. La planète géante est chaque soir un peu plus haute sur l’horizon. Le diamètre de la planète est d’environ 140 000 km, contre 12 800 km pour la Terre. Jupiter est une géante gazeuse constituée essentiellement d’hydrogène. Même avec un petit télescope, on voit facilement les bandes nuageuses qui strient le globe. L’atmosphère de Jupiter est également parcourue par des tempêtes gigantesques qui peuvent persister plusieurs siècles. La plus étendue est la « Grande Tache Rouge ». Situé à 20° de latitude sud, ce tourbillon gazeux fait environ 20 000 km de diamètre et pourrait engloutir la Terre.

Je n’ai jamais réussi à capturer la Grande Tache Rouge, essentiellement par manque de focale, et donc de grandissement. Je tente le coup en ajoutant un oculaire de 10 mm de focale, auquel j’ajoute une bague de 28 mm pour atteindre 7 mm de focale. Et je fixe l’appareil photo au bout de ce long tube assez improbable. Le tout fournit un grandissement d’environ 110 X. Reste à soigner la mise au point et surtout à vaincre une partie de la turbulence atmosphérique. Jupiter est brillant, je peux me permettre des poses courtes : j’opte pour une sensibilité de 400 ISO et des poses de 1/13 s, après de nombreux essais.

Et l’œil rouge de Jupiter me fixe par-delà les espaces béants…

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Jupiter, le 11 avril 2017 vers 22h30 locales (20h30 temps universel). Grandissement de 107 X, télescope T150/750, 400 ISO, addition de 4 photos, chacune à 1/13 s de pose. La Grande Tâche Rouge est visible juste sous la bande de nuages équatoriale sud. La bande nord est parcourue de turbulences. La photo n’a subi aucun traitement des couleurs. C’est comme si vous y étiez ! L’aspect bleuâtre d’un des bords du disque est lié à un peu de dispersion chromatique inhérente au montage optique.

 

Pleine Lune

Lever de la Pleine Lune qui effleure le clocher de Lisle sur Tarn, le 10 avril 2017. C’est la première Pleine Lune depuis le 21 mars. Selon le concile de Nicée (325 après J.-C., forcément…), la date de la fête de Pâques est fixée au dimanche qui suit directement la date de cette Pleine Lune, c’est-à-dire dimanche prochain.

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Lever de Lune. Téléobjectif de 200 mm, 1/500 s, 1000 ISO. Le 10 avril 2017.

Bon, je triche un peu, la Pleine Lune, c’est pour le lendemain 11 avril 2017, à 6 heures TU, mais ça ne change rien au calcul de la date de Pâques. Un peu plus bas sur la photo, on aperçoit Jupiter.

Tranquillité

Magnifique Lune cette semaine, escortée par le point brillant de Vénus (absente du cliché).

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La Lune. Photo prise au foyer du T150/750. 1/250 s sur 200 ISO. Le 05-12-2016.
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Région occidentale de la Mer de la Tranquillité. Photo prise le 05-12-16. 1/50s sur 2000 ISO. T150/750 avec oculaire hypérion de 10 mm de focale, réduite à 7 mm par l’ajout d’une bague d’extension de 28 mm.

Le cratère très sombre au centre de la photo est le cirque Delambre (53 km de diamètre). Le trio de grands cirques situé en haut de la photo correspond à (de haut en bas) Catharina (97 km), Cyrillus (93 km) et Theophilus (100 km). La Mer de la Tranquillité est au centre de la photo. Sur le bord droit de la Mer, on voit un couple de cratères à fond plat (Sabine et Ritter, tous les deux d’une trentaine de km de diamètre). C’est à proximité de ce couple que s’est posée la première mission habitée (Apollo 11, en 1969). Trois minuscules cratères, invisibles sur le cliché, ont été baptisés du nom des premiers hommes sur la Lune (Armstrong, Aldrin et Collins).

Et pour finir, un petit film pris au  T150/750 avec un oculaire de 7 mm, ce qui donne un grossissement de 100x environ.

On voit l’effet de la turbulence atmosphérique sur l’image de la Lune. Même si ces fluctuations rendent notre compagne nocturne vivante, elles sont le cauchemar de l’astrophotographe. Une seule solution pour éviter au maximum les gros pâtés tout flous: poser le plus court possible et donc monter les ISO.

 

Fugace

Ciel voilé et inondé par la lumière de la Lune. Une étoile filante de l’essaim des Perséides laisse une trace fugace, zébrant la constellation du Cygne… Une retardataire en cette nuit du 16 août 2016.

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Une Perséide dans un ciel voilé et dans la lumière de la Lune. Objectif de 18mm, pose de 25 secondes sur 2000 ISO. Pas d’entraînement équatorial. Le 16 août 2016. L’étoile brillante à gauche du centre est Véga.